jeudi, octobre 16

communauté blog !


7 choses sur Mima au hasard : elle est maniaque, aime se lever a 10h pile, adore le jaune, n’aime pas les chats, trouve que Ratatouille est un beau film, pleure dès qu’il y a quelqu’un qui pleure (à la télé ou ailleurs), range ses vêtements par couleur…

7 choses à faire avant de mourir : rendre sa famille et ses amis fiers d’elle, terminer un vieux bouquin, réinventer l’architecture, réussir le meilleur projet de fin d’études de l’année 2009, faire le tour du monde, se marier, avoir 5 enfants…

7 choses que Mima aime trop faire : la cuisine, bouquiner, organiser des fêtes originales pour sa famille et ses amis, faire plaisir à ses neveux, broder en point de croix, dormir quand le réveil sonne à 8h, shopper quand elle sait qu’elle peut acheter.

7 choses que Mima déteste faire : bosser quand elle n’en a pas envie, shopper quand elle sait qu’elle ne pourra rien acheter, conduire dans les embouteillages, mentir, jeter ses vieux trucs (tickets de caisse d’il y a 5 ans de son premier « oh » (jus) acheté ), sortir les poubelles, choisir quoi mettre chaque matin…

7 choses que Mima ne peut pas ou ne sait pas faire : faire du sport, repasser, manger sans tâcher ses vêtements, faire un brushing, s’orienter dans un plan, aller jusqu’au bout dans un projet, rester silencieuse pendant plus de 3 minutes…

7 choses que Mima dit souvent : Ouh !, merde, yaltif !, jaw !, ommek, amaan, d’accuerdo…

7 célébrités que Mima aime : Umberto Eco, Amélie Nothomb, Fadhel Jaïdi, Mika, Micheal Moore, Lauren Weisberger, mon père…

alors je taggue :

le blog de pappati : parce que c'est mon frangin.

TM : parce qu'elle a eu la gentillesse de me tagguer, pour son blog rigolo, pour ses commentaires...

samiii : pour ces commentaires et pour son blog génial.

ali : parce que lui aussi est mon frangin (eh oui, j'en ai deux).

christophe : pour ses belles photos.

openmind : pour son commentaire.

mercredi, août 20

En Franisien...


_Tu n'as pas mis tes zentilles ?
_euh...quoi ??
_tes zentilllles je te dis !
_Ah ! mes lentilles...non.
fadurait bien que je m'y fasse un jour, je ne peux pas, maintenant on me surnomme la prof parce que je ne peux pas m'empêcher de corriger les féminins suspects, les "e" qui manquent, les lettres qu'on bouffe ou ceux qu'on injecte...bref ce qui semble être du français...
mais ce n'est pas que je voudrais que tout le monde parle un français correct, non, c'est pas ça mais je me dis que 20 ans derrière, et avec seulement 6 années d'études primaires, mon oncle parlait français couramment, maintenant, je suis étudiante et avec 17 années passées entre école lycée et fac, beaucoup (et je n'exagère pas) de mes "collègues" ne savent pas dire "je vais à l'école".
bon, on va dire que c'est l'arabisation de l'administration qui est derrière, j'essaie de trouver des excuses, pourquoi pas ? Ils aiment l'arabe, les poèmes de Nizar Kabani, les livres de Manfalouti...bah seulement non...

Je demande à Ines, une amie polytechnicienne s'il vous plaît, juste pour tester, devant un café et des muffins :
_ En quelle année Carthage a été détruite?
_Euh...je ne sais pas.
C'est pas grave, l'histoire et les dates, c'est pas ça la culture arabe, y'en a qui ne retiennnent même pas leurs numéros de téléphone.
_C'est qui Badr Cheker eEssayab?
_Euh...connais pas.
Bon, la poésie moderne arabe, c'est pas la tasse de thé de tout le monde..
_Donne moi un exemple d'un "morakab isnedi" ?
_C'est une danse ça ??
Je laisse tomber, faut dire que Ines parle bien français, mais quant à savoir le nom de la reine qu'on a guillotiné, elle sèche aussi.

_Dis, tu as fait quoi hier après-midi ?
Omar me répond tout fier
_J'ai joué au foot et c'était moi le capitain.
Toujours cette manie de corriger:
_Tu veux dire capitaine ...
_ Qu'est-ce que tu racontes, je suis pas une meuf moi !!
_Ouiiii, bien sur, que je suis bête; excuse-moi...
Examen des symptômes, diagnostic : Je pourrais dire oh, nous avons été déchirés entre cette vieille guerre occident orient, d'un coté, nous voulons renouer avec nos origines, d'un autre c'est la fascination qu'exerce l'occident, on sait plus quoi faire, quoi parler, quoi mettre, qu' apprendre, que laisser...Ce serait trop psychanalyser...
En bonne Tunisienne, il aurait fallu que je m'en prenne aux autres...autres : c'est le système éducatif, l'administration, le ministère, le système pourri, inclure le transport, la chaleur, le prix de l'essence et du lait et pour finir "lebled elkalba"...
Non mais franchement, qu'est-ce qui cloche ? ma tante est prof de français au lycée, ses élèves écrivent leurs devoirs en argot carrèment ! Et les profs d'arabe ou de philo, pareille, ils se plaignent du niveau médiocre, de la pauvreté du "bagage", des bases et du vocabulaire, eux, en bons Tunisiens, accusent les instituteurs du primaire forcèment...
Ma prof d'anglais en fac fait trois erreurs par minutes, une bonne moyenne comparée à celle du dentaire selon des amis à moi...Tout commence par là, si l'enseignante d'informatique de la primaire dit "donne-moi une CD Saleh" à des élèves qui apprennent à peine cette langue, c'est qu'il y a problème.
personne de mon entourage ne lit de recueils de poèmes arabes, Mahfoudh ou Jabrane...pire, presque personne ne LIT tout court. Dans le monde professionnel, ces étudiants d'aujourd'hui enverront des mails d'écoliers à des correspondants étrangers du genre "nous voulons vous félicitationner"...
Pour une maniaque du mot, de l'oral, je pense que la langue est un vecteur important, parler correctement, avoir en soi toute la panoplie et les nuances des mots et des sens pour pouvoir s'exprimer et dire, surtout dire parce que le language est le bien suprême de l'humanité...Maîtriser cet instrument qui fait que nous sommes humains, maîtriser ces sons et injecter une mémoire, plus qu'une photo...Une mémoire...Parce qu'en regardant l'histoire (de laquelle, on devrait tout apprendre) me fait dire que de la préhistoire, il ne reste que des os et de belles peintures, de Hugo, ses vers touchants et de Manfalouti, la sensibilité de sa plume.

_Je me suis fait chier au socio, je vais à la bivette.

_Pourquoi faire la Buuuvette ?

_Bah, pour prendre un capoussin, j'ai trop froid ! Regarde, j'ai la chaire d'ampoule.

_Mmm...Je vois ça...

samedi, mai 24

Le Fil...


l'évidence de la mort s'impose des fois devant tes yeux, tel un destin inéluctable qu'on oublie souvent, vivre est une drogue, dopante, enivrante, elle nous fait parfois oublier de quoi nous sommes faits, à quoi nous sommes destinés...
Je n'aime pas écrire triste, ni jouer les mélancoliques, j'ai une rage énorme de vivre, de marquer, mes pas hors des vagues qui meurent et effacent leurs traces...J'ai une faim de chaque jour de découvrir ce que me réserve dieu, les cartes à abattre, les joies à passer, les larmes à couler...
et pourtant...
Face à face à la mort, tout autour s'ébranle, contempler la mort de loin touche, effleure, voir la mort en face terrifie, et fait qu'on s'accroche plus encore à la vie et l'on se demande...
l'on se demande alors pourquoi dieu m'a épargné ? J'ai encore des choses à accomplir, une rédemption à faire, un bien à répandre, une mission pour laquelle j'existe et pour laquelle je vis...
Un accident rend triste, forcément, il rend philosophe et méditant, il incite en toi l'absolu, te renvoie aux doutes, aux questions essentielles, existentielles...
je comprends trop tard, ou l'ai-je ignoré souvent que vivre n'est pas une évidence, et n'est en somme pas un droit, au détour d'un virage, à la sortie d'un bain, en chantonnant devant le four, même étendu dans son sommeil, on peut juste trépasser, dans un cri, un sanglot, ou juste dans le silence absolu...
Parce que je ne sais que trop bien que vivre est un combat de tous les jours, toutes les secondes, un mouvement contre la gravité, un pouls contre l'inertie, une implosion, un acharnement, et qu'il est toujours plus aisé de baisser les armes, et pourtant et pourtant...
L'évidence est tout simplement la mort, quand un embryon se forme, on n'est pas sûr qu'il survive, on est par contre certains qu'il finira un jour par mourir...Et on oublie qu'un souffle est un miracle en soi.
Je n'aime pas le drame surfait ou kitsch, mais il fallait écrire en moi la terreur et exulter la peine et exulter la peur...Et puis surtout répandre en moi l'idée, du parcours inachevé.
de ces étincelles noires, je reste pourtant optimiste, je suis là encore, égoïstement heureuse de vivre, d'écrire, de sentir battre mes cils sous la lumière matinale, de pouvoir encore m'émerveiller, de penser malgré tout que la beauté est une promesse de bonheur, et que même si la vie est une promesse à la mort...rien au fond ne peut déraciner en moi la foi, la joie et cette "loi morale" en moi...

samedi, mai 17

En pan-NE


En panne d'inspiration en ce moment, je ne trouve rien à écrire, beaucoup à faire mais rien à formuler...telle que je me connais, l'absence des mots est un prélude aux coups de blues, je me trouve des excuses, la période des examens est fini, le stress est passé, les rendus, rendus
les mots devraient sortir, l'actualité s'y prête, les catastrophes ne manquent pas, les alertes, les messages qui bombardent, le monde est toujours aussi fou, les gens s'entretuent pour le sou, des bébés meurent pour rien, et des hommes vivent comme des chiens... des chiens, comme des hommes...Toutes les 20 secondes, une femme est violée en Afrique du Sud, toutes les 10 secondes, une personne meurt du sida, j'ai toute la matière à un article et les mots ne viennent pas.
En vrac, tout est en vrac, je suis bombardée d'images sur les routes, devant la télé, quand je consomme ou j'achète, entre les scènes de meurtre, les larmes d'une actrice, la pub d'un yaourt, je deviens un bouillie d'images et les mots ne viennent pas...
des flashs de mémoire et la visualisation de la liste de course, le sourire figé de quelqu'un puis ces zéros qu'on voit sur les bas cotés de toute part...mais ou est le mot le vrai ?? celui qui efface de toi le superflu qui te gifle comme s'il était vrai, comme s'il vivait, les pellicules brûlées et figées ne vivent pas tant que le relent de l'odeur iodée de la mer, ou l'écho d'un cri joyeux d'enfant...
autour de moi, le monde s'agite, le monde vit, le gens se bousculent comme toujours sur les trottoirs, le ciel vire du bleu au gris, du gris au bleu...des litres de soda, d'adrénaline, des litres d'eau, de carburant, des litres de sang... mais seulement, quelques gouttes d'encre...
devant mes yeux, les scènes de vie se jouent encore et les questions ne manquent pas, le son de ma voix résonne dans les couloirs et les chansons mais l'oral bouffe en moi l'envie d'écrire, je suis en panne d'inspiration parce que parfois quand rien n'est dit, tu es suffoqué par les lettres et tu t'enfonces dans le mutisme...regarde nous ! même la feuille d'un arbre meure, des bébés tissent des tapis dans l'ombre, et une mouette meure lentement dans les filets du fioul...tous ces hommes qui meurent sans nom dans des guerres sans raison, combien n'ont pas de voix qui attendent qu'on parle d'eux ?? combien ne subsistent que par un mot qu'on garde d'eux ?? et pourtant, de tradition orale, notre société passe à l'image et oublie...Chéhérazade et ses contes de mille et une nuits, et les poèmes qu'on épinglait sur la Mecque...les mots ne viennent plus.
les images nous assaillent, dilatent en nous le rêve et l'envie. "Que de choses dont je n'ai pas besoin" et que j'achète malgré tout pour que subsiste dans mon armoire la mémoire d'une pub en couleurs...ce n'est pas l'inspiration, non ! c'est l'overdose de tabous, de non dits de révolte, l'over dose du combat, de l'indignation...et j'attends...qu'en moi se calme l'agitation et que je puisse trier les cris, des sanglots, les rires, des larmes...
il est un jour où tout s'arrête et il ne reste d'une personne que des images que le vents sème et des mots...
Qui ne viennent pas.

dimanche, avril 27

made in China


Cette folie des JO commence à m'atteindre... ces centaines de milliers de visages jaunes aux yeux bridés représentent à eux seuls le sixième de la population mondiale...je n'ai jamais pu aimer ce pays, au delà du Tibet et des génocydes, la méthode Chinoise me semble archaïque. mais quand la Chine se met à organiser les jeux olympiques, l'opinion publique dérape...
oui la Chine fait des dépassements, les droits de l'homme sont une utopie là-bas, mais est-ce une raison de politiser les jeux olympiques et d'en faire un débat sur les agissements chinois au Tibet...Possible...
Revenir au message primaire des jeux olympiques c'est remonter dans le cœur de l'histoire antique quand cette période signifiait un trêve des hostilités entre les différents états participants, cela pourrait signifier chine Tibet, aussi bien que chine monde.
boycotter les jeux olympiques pour une question des droits de l'homme est un fait historique :

Le tout premier boycott des jeux eut lieu lors de la rénovation en 1896. La Turquie refusa d'y participer compte tenu des nombreux antagonismes existant entre elle et la Grèce.

En 1956, les Jeux sont boycottés par les Pays-Bas, l'Espagne et la Suisse qui manifestent ainsi leur désaccord avec la répression Soviétique de l'époque en Hongrie . Lors de ces mêmes Jeux, le Cambodge, l'Égypte, l'Irak et le Liban furent absents en raison de la Crise de Suez.

En 1968 , 1972 et 1976, de nombreux pays africains boycottent les Jeux afin de protester contre les régimes d'apartheid sud africain. L'exclusion de la Nouvelle-Zélande est également réclamée, car son équipe de rugby s'était rendue en Afrique du Sud pour y jouer des matches. À Montréal, 21 pays africains et le Guyana manquent à l'appel.

En 1980, les États Unis et 64 autres délégations boycottent les jeux de Moscou en raison de l'intervention soviétique en Afghanistan. La France et encore le Royaume-Uni ne sont pas solidarisés à ce mouvement et se rendent à Moscou avec quatorze autres nations occidentales. En réplique au boycott, en 1984, l'URSS et 14 de ses pays satellites boycottent les jeux de Los Angeles sous prétexte que la sécurité des délégations n'était pas garantie et à cause de l'installation de fusées Pershing américaines en Europe de l'ouest. La Roumanie se distingua du bloc de l'Est en se rendant à Los Angeles.

En 1988, Cuba, l'Éthiopie le Nicaragua boycottent les Jeux de Séoul pour protester contre la mise à l'écart de la Corée du Nord dans l'organisation des Jeux.

Les enjeux sont de Taille, la Chine est écrasante et son spectre hante aussi bien l'Europe que les Etats Unis, sa montée en puissance dérange...son nationalisme est inquiétant et l'épineuse question Tibétaine reste en suspens.

Mais la Chine voit grand quand même, comme avec Hitler, Hu Jintao exploite l'argument qui pourrait cependant se retourner contre lui.