le genre de bonheur qui ne se conjugue pas seulement au présent, mais aussi au futur...et fait oublier le temps, et fait oublier les blessures.
j'écris parce que je ne sais pas, je tâtonne, et en attendant, je décris. quand je vivrais, je n'aurais plus le temps, et en attendant...
lundi, août 22
Un possible..
le genre de bonheur qui ne se conjugue pas seulement au présent, mais aussi au futur...et fait oublier le temps, et fait oublier les blessures.
mercredi, août 3
Leur faim est une honte, la mienne est un rite !
Leur faim est une honte.
samedi, juillet 16
R.E.M

mercredi, juillet 6
Sam des Passes

Ça me dépasse !
Les klaxons sans raison, les jeans troués, les dreadlocks, les cigarettes, les bulles, les boucles en plastique coloré.
Les cinémas cassés, les barbes truquées, les appels de guerre dans la paix des prières.
Parfois c’est plus simple, la passion pour les sorbets, la pastèque, l’aiguille de ma balance, le vernis à ongles jaune...les Porsche, les hypothèques.
La bêtise me dépasse, l’ignorance, l’absence de clairvoyance, l’intelligence sélective, ou régressive, ou fictive, les débats télévisés.
Mon compatriote, ses contradictions, ses mots qui fusent au sud, et ses pas qui mènent au nord, sa perte d’horizons, de repères, de convictions.
Parfois c’est plus simple, comme la philatélie…les cafés glacés tièdes servis sans le sourire, le centre ville infesté d’immondices, les virages sans clignotants, la violence au volant, et ces feux qui ne servent plus à rien, le Tunisien est devenu daltonien…
Ça me dépasse qu’on ne comprenne pas, ni du passé, ni du présent, qu’on ne sache pas ce qui nous attend, qu’on ne saisisse plus ni le fond, ni la surface du problème.
Je suis passée de mode, parce que finalement, ses effets ne me touchent plus, je ne ris plus des mêmes blagues ni ne partage les vidéos, des chansons et des mollahs, et des mix de l’été…
Tout me dépasse parce que la terre ne tourne plus rond, ou c’est moi, ou c’est la vie…ou j’ai manqué un battement ou est-ce leurs cœurs qui ne battent plus…leurs moulins à paroles, leurs folies, leurs quatre roues, leurs mensonges et leurs serments.
Parfois c’est plus simple, comme les bonbons aux fruits, les yaourts 0% et la glace à la vanille.
mardi, juin 28
l'Absence

La photo de famille au complet, et la robe satinée, escarpins vernis aux semelles rouges, j’en suis fière.
Maman souriante, ma sœur dévoile ses gambettes, ma nièce en blanc fait sa midinette, mon petit frère me dépasse d’une bonne tête et le nouveau venu, et du sucre dans nos veines à trop manger nos pâtisseries. Il y a un son qui manque…
Comme une symphonie sans violon, le rythme est bon, la musique aussi, mais quelque chose brise la magie...Une absence.
Le dimanche d’un mois de Juin, le thermomètre dépasse les 30 degrés sans vergogne, le ronronnement de la clim, la digestion nous alourdit, tout était bon, même les pêches sont sucrées, même le thé, l’odeur de la menthe nous colle au palais, mais quelque chose ternit le portrait.
Cette note absente, cette couleur qui manque, cette voix que je n’entends pas, qui ne porte plus...Ce visage dont j’ai les traits, et qui a disparu...Avec les années ? Rien ne va, tout est pareil, plus de costumes dans la penderie de ma mère, pas d’homme pour m’aider à changer l’ampoule. Il n’est plus là, il y a toujours un vide même quand on se serre, toujours une larme invisible, même dans nos éclats de rire.
Quelquefois, j’ai juste envie de lire à ses cotés, de lui ramener son thé, quelquefois, me prend l’envie de lui raconter ma nouvelle vie, de lui présenter mes nouveaux amis, quelquefois, j’ai même envie qu’il me gronde…et tout le temps ? Tout le temps, il me manque.
Tout est réversible sauf ça, quand on part là bas, on ne revient plus…

