Il y a de ces fous qui ne
s’assagiront jamais, qui ne veulent que leur barbe et leurs torchons, leur
harem et leurs valets, comme autant de siècles qu’on efface de l’histoire,
comme autant de mains sur la flamme des bougeoirs et des chandeliers.
Il y a de ces fous qui ne s’assagiront jamais, comme autant de barreaux qui ne les encerclent plus…Les criminels en fuite gagnent en aura, et le RCD lui se terre, ses noms nous échappent parfois, mais celui qui disait oui au diable ne saura plus dire non ! Et les billets verts qu’il tasse dans ses poches reprisés, ne se transformeront pas en terre.
Il y a de ces fous qui ne s’assagiront jamais, comme autant de barreaux qui ne les encerclent plus…Les criminels en fuite gagnent en aura, et le RCD lui se terre, ses noms nous échappent parfois, mais celui qui disait oui au diable ne saura plus dire non ! Et les billets verts qu’il tasse dans ses poches reprisés, ne se transformeront pas en terre.
Il y a ce pauvre peuple qui a
donné de son sang, de sa voix enrouée, qui a donné de ses jeunes, de sa force,
et regardé ses usines brûler, les rues devenir d’énormes présentoirs, la vie
encore plus chère, l’argent encore plus rare, et qu’on déchire et qu’on partage
sur des tables mi ovales mi losange, l’impunité des anges.
Il n’est pas d’amour heureux,
même vers sa patrie, même vers ses gens…Et parfois, il ya le ressentiment.
Pourquoi nous ? Je nous pensais…accepte qu’ils soient différents, accepte
la bassesse, et la cupidité, il faut de tout, accepte leur illusion de détenir
la vérité…accepte ces ombres qui rôdent, et les doutes qui pèsent, et ces fous
qui ne s’assagiront jamais.
Ceci est mon pays, il n’est pas
parfait, il tangue, chavire et si on ne tire pas il s’en sort, mais parfois ils
tirent et j’attends…l’exil dans les rues, et l’exil dans les cœurs qui se
ferment doucement, et quand viendra le jour où je ne reconnaîtrai plus la rue,
ni les visages masqués, ni la haine du différent dans les regards voilés, quand
viendra le jour où on pillera encore les ruines, les caisses et les morts, je
cèderai l’envie de folie aux furieux…il n y a pas d’amour heureux.
