vendredi, mars 7

la "machine" que je suis


comment marchent nos 100 milliards de neurones, cette électricité survoltée qui se transmet de synapses en synapses ? des machines perfectionnées que l'homme n'a pas crée, 100 watts d'énergie émise, qu'on devrait exploiter alors que la baril dépasse les 100 dollars, de l'électricité génératrice de vie, d'idées ...alors que 5 litres de sang sont pompés par minute, soit la totalité du sang dans le corps, des milliers de cellules, se créent, des litres d'air pénètrent dans les poumons, des milliers de liaisons nerveuses s'établissent, des dizaines de muscles sont en contraction.
alors que nos cordes vocales vibrent que nos lèvres articulent les sons, nos papilles goûtent les mets, nos oreilles captent les bruits, nos mains agitent l'air que nous respirons...
des milliards de cellules qui grouillent de vie...qui se nourrissent, respirent, se divisent et périssent alors que nous courons derrière le bus, que nous somnolons devant la télé ou que nous grattons nos yeux fatigués...des milliers de bactéries, de virus nous attaquent chaque jour, dans un combat sans merci que le corps mène généralement dans le silence, nos lymphocytes se meurent en martyr, le corps entier en état d'alerte se prépare et s'arme, et juste devant la peau, à peine nous éternuons...il est un pouls en nous qui tient ce monde sous son règne, il est un souffle en nous qui orchestre par son chant, il est en nous un mot par quoi tout est dit : vie !
dans cette cohue du corps, cette minutie, ces engrenages qui s'emboîtent, tout est si fragile, tout est suspendu à un muscle, à un fil...à une inspiration de plus ou de moins...alors que le silence de la nuit m'envahit, c'est ce miracle du corps que j'entends à peine, mes battements sous ma peau, mes cils qui se ferment, mon souffle régulier...le son de mes mouvements. j'arrive imaginer dans ces moments entre la nuit et le rêve, les éclairs dans ma tête, mes veines remplies de sang, j'arrive à entrevoir mon coeur palpitant, mes poumons qui se gonflent et se vident en un temps...le fibres de mes muscles qui se raccourcissent ou s'allongent...ce n'est pas dans les moments d'immenses bonheur, ni dans la foule des gens, ni à la vue d'un être qui nous est cher, qu'on ressent en nous la vie, c'est dans la solitude de l'être, le calme froid de la nuit quand les pensées gravitent juste en dessus, quand le sommeil force les parages de la conscience, un immense sentiment de plénitude, de gratitude m'innonde, c'était un autre jour, encore un autre jour, mon miracle continue, le temps est encore passé sans m'abandonner.
100 milliards de neurones qui insufflent le sommeil, qui s'agitent dans mes rêves, qui se parlent et qui créent mes idées...100 milliards de neurones qui se meurent sans héritier, précieux dons divins au deuil de leur infertilité.

7 commentaires:

Tunisia Mum a dit…

Sobhan Allah!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Sobhan Allah!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Et dire que certains ne croient pas à la puissance de notre Seigneur... Et pensent que tout ceci n'est que le fruit de "la nature"...

Sami III a dit…

tu raconte des faits scientifiques d'une façon très littéraire!
Sobhan Allah

mima a dit…

toutes les creations humaines, semblent, si petites, si incomplètes quand on les compare à ces créations qu'on pense arbitraires ou hasardeuses...ce sont les petits miracles d'un battement de cils qui nous font voir que dieu est partout, au moins pour ceux qui doutent, que dieu ne peut qu'exister...

Tunisia Mum a dit…

Mima
C'est ce qui m'a fait réfléchir, et le début de ma conversion. Hamdoulillah...
Rien n'est laissé au hasard, c'est vrai... Rien... Sinon cette Terre ne tournerait pas rond...

マスター a dit…

Cette machine infernale de 100 milliards de neurones
Nous utilisons que 10% de son potentiel
Ceci me fait peur et m’étonne
Car exploiter à 100% ca nous fait sortir du réel.
Grace à cette machine nous avons construit des civilisations
Avec cette machine nous préparons notre extinction.

mima a dit…

tout a fait...
la fin du progres annoncée par les scpetiques de lhistoire semble proche, la catastrophe des iles de paques prend ds ces temps et a cette echelle, des proportions enormes...
j'avais deja parlé de la catastrophe de l'eau qui equivaudrait a dire le miracle de la survie pour les generations futures...

Mohamed Salama a dit…

j'aime bien quand tu évoques les situations les plus banales et les plus inertes par lesquelles nous passons pendant que tu parles de la frénésie et l'état d'alerte qu'il y reigne sous cette peau à peine tiède...c'est dire que dans le plus fénéant d'entre nous se mouvemente tout un univers dans une effervescence totale.

et si nous étions à l'image de notre corps? que serait ce monde?

sûrement le même! à notre image, mitigé entre le bien et le mal, le vice et la vertu... mais d'une façon exagérée.

un rien qui pencherait d'un coté ou de l'autre le mènerait dans une hyperbole chaotique imprévisible.

anyway mima! joli texte , mes révérence Mlle.