dimanche, septembre 11

Et pour le reste, il y a MasterCard®



Que nous arrive-t-il enfin ?
On est un 11, une dixième fois, sur les télés ça tourne en boucle, les 120 minutes qui ont scellé nos destins.

8000 Afghans morts pour venger 3000 New-yorkais.

Le sang Américain n'a pas de  prix, et pour le reste, il y a MasterCard®.

Un dictateur sous un puits de pétrole à l’autre bout du monde qui menace leurs têtes blondes, et on abat des milliers d’irakiens.

« Ces gens » jettent la bouffe dans l’océan et se nourrissent paraît-il de pétrole, des oléo-vampires, des faiseurs de martyrs.

Partout où leur argent sale les mène, le paysage est désolant, les oliviers de Palestine sous leurs décombres, les sublimissimes palmiers de Samourra à jamais morts.

Des arracheurs d’arbres et de rêves...Leur catastrophe passe en boucle. Sur les télés, leur angoisse était réelle je sais, la poussière et sa nuit, deux trous dans leur cité gratte-ciel…
Mais tous les jours, ils oublient de montrer la terreur brune des afghans, le sang épais des blessés qu’ils font…
Leur panique est historique, celle des autres est quotidienne, et le sang ailleurs est moins rouge ou plus gris, le sang américain, lui n’a pas de prix.

On a violé leur air une fois, une matinée de ciel bleu. Une fois ! Ils ont connu ce qu’est l’invasion, ce qu’est l’intrusion…une fois ! On a profané leur sainte intégrité…et chaque jour, leurs hommes en vert sillonnent les déserts gorgés d’ors, et narguent les hommes et narguent les morts.


Il y a de ces femmes qui meurent, il y a de ces enfants qu’aucune télé ne filme, des regards qui s’éteignent et dont on ne saurait plus jamais ce qu’ils cachaient, si bien, si mal, si loin.
Même les écrans suivent l’aimant, même la cathode oublie, et la misère, elle, a un prix.


2 commentaires:

illusions a dit…

Joli coup de cœur...

M a dit…

Je suis d'accord avec toi , tu as tout dit !!!!